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Appel à faire barrage à MARINE LE PEN et AU FRONT NATIONAL le 7 mai 2017

Depuis sa création au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’Union Syndicale des Médecins de Centres de Santé a toujours fondé son action sur les valeurs de solidarité et d’égalité, sur les principes de l’accès aux droits et à la santé pour tous, le refus de toute exclusion et de toute discrimination, sociale, financière, culturelle, ethnique, religieuse ou sexuelle. 

Aujourd’hui, ce sont ces mêmes valeurs et ces mêmes principes qui sont directement remis en cause et menacés par le programme de Marine Le Pen et du Front National : préférence nationale, suppression des droits de base et de l’accès aux soins des étrangers (suppression de l’Aide Médicale d’Etat), remise en cause des droits des femmes à l’IVG… Autant de mesures annoncées guidées par une idéologie de division, d’affrontement, clairement xénophobe, contraire aux droits de l’homme chèrement acquis et rappelons-le, à la déontologie médicale.

Pour ces raisons, en 2002, l’USMCS avait appelé à voter Jacques Chirac sans réserve et sans état d’âme pour faire barrage à Jean-Marie Le Pen et au Front National.

15 ans plus tard, en 2017, les mêmes raisons amènent l’Union Syndicale à appeler à voter au second tour des présidentielles contre le Font National et Marine Le Pen alors que celle-ci n’a jamais été aussi proche d’exercer les plus hautes fonctions du pouvoir.

L’Union Syndicale refuse les discours confus et ambigus, les atermoiements et les amalgames de ceux qui renvoient dos à dos les deux candidats et qui sont prêts à céder à la tentation du pire au risque de plonger le pays dans le chaos politique et social.

Aussi le 7 mai prochain, l’Union Syndicale appelle à voter pour le candidat Emmanuel Macron.

Le bureau de l’USMCS

 

CP de l’USMCS

 

 

Vers une coopération intégrée entre centres de santé et hôpitaux ? Dr Alain Beaupin

Depuis quelque temps l’idée de gérer des centres de santé sous forme coopérative fait son chemin. Dans le contexte réglementaire actuel, c’est le statut de Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) qui retient l’attention. Quelle pourrait être la place de l’hôpital dans de telles coopératives gérant des centres de santé ? Le débat est ouvert.

Dans le modèle habituel, les services organisés délivrant des soins primaires, c’est à dire les centres de santé ou les maisons de santé, sont régis par un seul type d’acteur. Les centres de santé municipaux, sans personnalité morale, sont des services de la Mairie au sein de laquelle le patron est le Maire.

Il en va de même pour les centres de santé mutualistes, les centres de santé gérés par une CPAM ou par un régime spécial de sécurité sociale, comme le régime des mines par exemple. La gouvernance y est assurée par un seul organisme. Les centres de santé hospitaliers, plus rares dans le paysage, obéissent à la même règle, selon laquelle c’est le directeur de l’hôpital qui, en dernier ressort, en est le responsable.

Par rapport à toute autre solution, le modèle habituel, qu’il soit municipal, assurantiel ou hospitalier présente l’avantage de disposer d’une gouvernance bien identifiée et efficace. Dans les maisons de santé libérales le pouvoir est là aussi aux mains d’un seul acteur, le corps médical et paramédical libéral, dont chaque membre cumule un rôle d’entrepreneur et un rôle de professionnel.

Au cas par cas, il arrive que des acteurs secondaires soient associés au gestionnaire principal, selon des modalités variables. Par exemple, un centre de santé municipal dont la gestion a été confiée par le Maire à une caisse primaire de sécurité sociale. Ou encore une municipalité mettant à disposition d’une maison de santé libérale des fonctions support (locaux, secrétariat). Directement ou bien à travers une structure porteuse dans laquelle elle est minoritaire. Il arrive aussi qu’un hôpital à but non lucratif, soucieux d’attirer une patientelle induisant pour lui-même de l’activité hospitalière, et donc des recettes, se dote d’une association dont il a la maîtrise, et dont la fonction est de gérer un ou plusieurs centres de santé.

Quelle que soit la variante observée, par rapport au modèle habituel, il serait sans doute excessif d’évoquer une forme de gouvernance coopérative, et d’ailleurs aucune de ces formes n’est présentée comme telle par ses promoteurs.

Il faut saluer l’initiative de l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France qui a souhaité faire le point sur les possibilités de gestion d’un centre de santé par un établissement de santé dans une étude récemment parue (1). Cette étude balaye l’ensemble des modalités qui pourraient s’offrir à un hôpital, public ou privé à but non lucratif, pour gérer un centre de santé. La gestion directe par un établissement de santé public est naturellement possible. L’exemple du Centre de santé créé dans les quartiers Nord de Marseille par l’Hôpital Edouard-Toulouse a été présenté par son directeur lors de la table ronde d’ouverture du 56ème Congrès des centres de santé, en octobre dernier. Cette expérience répond à une logique territoriale de soins de proximité, ainsi qu’à certains besoins de personnes prises en charge pour des pathologies psychiatriques. En Ile-de France, deux établissements gérant des centres de santé ont participé à l’étude diligentée par l’ARS, l’hôpital d’Houdan (78), en gestion directe, et l’Hôpital privé à but non lucratif (ESPIC) Saint-Joseph à Paris, gérant des centres de santé par l’intermédiaire d’une association.

La gestion directe d’un centre de santé par un hôpital est naturellement possible, la Loi le prévoit. Le rapport envisage également, et c’est son originalité, cinq formes juridiques d’organisation susceptibles d’être retenues pour gérer un centre de santé : Groupement de Coopération Sanitaire de moyens (GCS), Groupement d’Intérêt Public (GIP), Groupement d’Intérêt Economique (GIE), Association, Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC). A lire l’analyse, à laquelle nous renverrons le lecteur pour plus de détails, seules deux formes juridiques, l’association et la SCIC, sont réellement adaptées à la gestion d’un centre de santé sous forme indirecte. Ce rapport contribue ainsi à alimenter la réflexion sur les modes d’organisation des soins primaires. Il s’inscrit dans la recherche de formes innovantes pour améliorer l’articulation entre soins de ville et soins hospitaliers, dans des logiques de parcours et de prise en charge des maladies chroniques. Il invite à aller plus loin, à mettre en place des parcours intégrés entre la ville et l’hôpital, y compris en matière de prévention et de réadaptation, associant usagers, professionnels, collectivités locales, sécurité sociale, et mutuelles, des mutuelles recentrées sur leur action sociale. Quelques points de vigilance, cependant. Inefficient et inégalitaire, l’hospitalocentrisme est désormais tombé en désuétude, et il est illusoire d’imaginer le recycler pour penser l’avenir des soins de ville. Qui plus est, comme le déclare Frédéric Valletoux, le président de la Fédération Hospitalière de France (FHF) « la situation de l’hôpital public en France est inédite. L’hôpital est vraiment en situation de burn out. On a épuisé la machine, les organisations et les hommes. Le système est à bout de souffle (2). » Le vrai débat est là. Recentrage du système sur le patient et son expérience de vie, maladies chroniques, parcours de santé, prévention, indépendance par rapport aux lobbies industriels, il faudra bien en arriver à libérer le système de santé français de ces règles budgétaires cloisonnées, archaiques, étouffantes. Et pour tout dire nuisibles à la solidarité et à l’égalité.

Alain BEAUPIN

1 Etude et analyse des conditions favorables à la gestion d’un centre de santé par un établissement de santé, ( 2 parties: Rapport et Référentiel juridique), ARS Ile-de-France, décembre 2016

2 Le JDD, 29 janvier 2017

 

L’USMCS et huit autres organisations actrices des soins primaires créent la Fédération des Soins Primaires

 

L’ANSFL, l’association Asalée, la FFMPS, la FNCS, MG France, le Sniil, l’UNAP-SNP, l’USMCS, l’USPO, tous acteurs des soins primaires, créent la Fédération des Soins Primaires (FSP) pour mieux coordonner les acteurs de santé de proximité autour de leur patientèle, mieux participer à la prévention, à l’amélioration et à la protection de l’état de santé de la population, et ainsi contribuer à la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé.

Fédération des soins primaires, présentation. Cliquez ci dessous.

Fédération-des-Soins-Primaires-Présentation (1)

 

 

 

 

 

La ville de Chalette sur Loing recrute deux médecins généralistes – (H/F) A compter du 4 janvier 2017 Temps complet

La commune de CHALETTE-SUR-LOING est la deuxième ville de l’agglomération. Située à l’Est du Département du Loiret, elle compte près de 14 000 habitants, à 100 km au sud de Paris, elle est desservie par plusieurs axes autoroutiers, ainsi qu’un réseau ferré. Dotée de nombreux équipements de proximité, ses crèches, ses collèges, la ludothèque, la médiathèque, la maison de la nature et de l’eau, la forêt domaniale, ses canaux, la base de loisirs, le dynamisme de cette ville rayonne bien au-delà de l’Agglomération Montargoise. A ces atouts s’ajoute une diversité de l’offre culturelle, sportive et associative. La Municipalité se dote d’un centre de santé public et recrute une équipe professionnelle, 3 médecins et un chrirurgien-dentiste, pour participer à un projet de santé ambitieux.

Le nouveau bureau de l’USMCS a été élu le 6 avril 2016

Sa feuille de route :

  • promouvoir les centres de santé, la médecine d’équipe, le salariat et la recherche en soins primaires et en organisation de la santé
  • initier et accompagner les mutations nécessaires du système de santé

Lors de l’Assemblée Générale de l’Union Syndicale des Médecins de Centres de Santé (USMCS), le mandat de Président du Dr Eric May, médecin généraliste, a été renouvelé.L’assemblée plénière a également élu les membres du bureau et du conseil syndical de l’USMCS :

  • Secrétaire général : le Dr Frédéric Villebrun, médecin généraliste,
  • Trésorière : le Dr Lydia Caillaud, médecin généraliste,
  • Membres du bureau : les Dr Alain Beaupin, Alain Brémaud, Edouard Jean-Baptiste, Sylvain Paquet, Julien Le Breton, Yannick Ruelle, André Soares, Claire Terra, médecins généralistes.

A la suite de cette assemblée, l’USMCS rappelle que les promesses du gouvernement faites  en 2012 et renouvelées au fil des années doivent être  impérativement  tenues  pour faire face aux enjeux de santé publique d’aujourd’hui et de demain.

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