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Le Centre Intercommunal de Santé de Cazals-Salviac (Lot) recrute un médecin généraliste et un médecin généraliste coordinateur

Le CIS remplit une véritable mission de service public de santé de proximité et complète l’offre libérale locale avec laquelle il travaille en coordination et partenariat afin de constituer un efficace réseau de santé.

Le choix du salariat permet une qualité de vie professionnelle et privée protégée : optimisation du temps médical, investissement dans les missions de santé publique, droits sociaux, formations, durée de travail définie par contrat, assistance administrative, pas de préoccupation financière,…

Enfin, le CIS joue un rôle primordial sur notre territoire où la continuité des soins est menacée. En ce sens, il est un lieu ad hoc d’exercice pour les jeunes médecins ayant signé un CESP durant leurs études.

Conditions d’exercice :

  • Tissu médical existant : 3 médecins généralistes, 16 infirmières, 2 dentistes, 2 kinésithérapeutes, 2 EHPAD (80 lits), 1 SSIAD (40 lits), 2 pharmacies, 1 podologue-pédicure, 1 psychologue, 2 ostéopathes, 1 permanence PMI.
  • Locaux du CIS : 3 cabinets de médecins (25 m² chacun), 2 cabinets d’infirmiers, 1 kinésithérapeute, 2 cabinets partagés (podologue,  stéopathe, psychologue…), 1 accueil secrétariat, 1 salle d’attente, 1 salle de réunion-coordination, 1 cafétéria, 2 bureaux, 1 logement
    possible pour les stagiaires et 1 pôle gérontologique
  • Poste à temps complet
  • CDD 1 an, renouvelable, objectif CDI
  • 35 heures hebdomadaires annualisées
  • Rémunération selon grille des praticiens hospitaliers
  • Prise de poste souhaitée en juin 2019
  • Déplacements pour les visites à domiciles

Missions

  • Consultations de médecine générale courante, visites à domicile et en EHPAD
  • Actualisation du dossier médical partagé et des documents administratifs
  • Actes de gynécologie, de pédiatrie et de petite chirurgie
  • Participation à des actions de santé publique, de prévention, de dépistage, d’éducation thérapeutique et à la santé en s’appuyant sur le partenariat local
  • Participation aux réunions de concertation pluri professionnelles
  • Participation à la PDSA
  • Encadrement des internes en médecine générale (après formation MSU)
  • Participation à l’évaluation du CIS (rapport annuel d’activité)
  • DPC triennal

Diplômes et compétences 

  •  Doctorat en médecine générale, inscription au Conseil National de l’Ordre des Médecins de
    France
  • Excellentes capacité d’écoute, d’analyse et de synthèse
  • Sens du service public et du travail en équipe
  • Discrétion, conscience professionnelle, disponibilité
  • Aptitudes à la communication, qualités relationnelles
  • Organisation, méthode, rigueur, réactivité, adaptation, autonomie
  • Maîtrise des outils informatiques (bureautique, logiciels métier, internet…)
  • Permis B et véhicule personnel

Installation :

  • Logement : tarifs très modérés, patrimoine immobilier très attractif
  • L’installation du médecin avec sa famille (démarches administratives, recherche de poste pour le
    conjoint, etc.) fera l’objet d’un accompagnement.

Cadre de vie :

Situé à Salviac, siège de la Communauté de communes de Cazals-Salviac dans le Lot (46), territoire de 5 500 habitants, il bénéficie d’un environnement exceptionnel entre la vallée de la Dordogne, la vallée du Lot, le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy et le Périgord Noir, où l’on trouve tout ce dont on a besoin, loin du stress, de la pollution, des embouteillages et du mauvais temps.

http://www.cc-cazalssalviac.fr/fr/services-a-la-personne/centre-intercommunal-de-sante-de-salviac.html


Adresser votre lettre de motivation et votre curriculum vitae à :


Monsieur André BARGUES, Président de la Communauté de communes Cazals-Salviac

 5 Bd Hugon – 46340 Salviac
Ou par courriel : accueil@cc-cazalssalviac.fr


Pour tout renseignement complémentaire,

contacter Christophe CLEMENT,responsable du Centre Intercommunal de Santé,

au 05 65 41 70 73 ou christophe.clement@cc-cazalssalviac.fr

Annonce complète ci dessous, à télécharger

Le programme du Congrès National des Centres de Santé 2019 est arrivé ! Découvrez-le sans tarder et inscrivez-vous vite !

Madame, Monsieur, cher-e-s collègues, cher-e-s ami-e-s, 

Le 59ème Congrès National des Centres de Santé

se tiendra à l’A.S.I.E.M, 6 Rue Albert de Lapparent à PARIS (75007)

le jeudi 3 et le vendredi 4 octobre 2019.

 Son thème sera:  

« Service public de santé, l’urgence »

 

Cette année encore, le Congrès National des Centres de Santé sera le rendez-vous de la rentrée à ne pas manquer.  Il réunira plus 600 congressistes, représentants des centres de santé de toutes les régions, médecins, infirmier-e-s, kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes, élu-e-s, promoteurs, directions des centres et personnels administratifs mais aussi de nombreux autres acteurs de la santé.

Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, est attendue le jeudi 3 octobre pour ouvrir cette 59ème édition.

Vous l’avez compris, l’édition 2019 du congrès des centres de santé traitera des enjeux pour l’avenir du système de santé français au moment où la population a manifesté son insatisfaction face à l’offre de soins de proximité et réclame de meilleurs services publics de santé. Elle reflétera aussi les enjeux et l’actualité pour les centres de santé.

Débats, tables rondes, communications et ateliers se succéderont pendant ces deux jours. Ils illustreront la modernité des pratiques des centres de santé, témoigneront des expériences et des innovations mises en œuvre par les équipes de centres de santé dans tous les territoires et interrogeront leurs professionnels de santé et gestionnaires sur leur capacité à pouvoir répondre aux enjeux d’aujourd’hui, et le premier d’entre eux, l’accès aux soins.

Par ailleurs, à la demande des professionnels de santé des centres, une session de Développement Professionnel Continu interprofessionnel sera organisée le jeudi 3 octobre, destinée à un public pluriprofessionnel, médecins, infirmier-e-s, chirurgiens-dentistes, kinésithérapeutes, sages-femmes… Vous retrouverez les modalités d’inscriptions dans le courrier joint de la FNFCEPPCS*.

Enfin, le vendredi après-midi 4 octobre, les missions de prévention et dépistages des centres de santé, seront au cœur des débats, en particulier les missions intégrées aux centres de promotion de la santé sexuelle, de planification familiale et de Protection Maternelle et Infantile.

D’avance, nous vous remercions pour votre présence, votre soutien et pour votre contribution active aux échanges et bats !

Alors, il n’y a plus temps à perdre, inscrivez vous vite !

Pré-programme à télécharger ci-dessous 

                 Bulletin d’inscription à télécharger ci- dessous 

Fiche d’inscription au DPC interprofessionnel « Le sevrage tabagique »

 

      Le Comité d’Organisation du Congrès

Jérémie Bazart, Alain Beaupin, Lydia Caillaud, Mathilde Charpigny, Julie Chastang, Hélène Colombani, Loïc Coudray, Martine Dame, Édouard Jean Baptiste, Julien Le Breton, Éric May, Marie Pénicaud, Yannick Ruelle, Régine Raymond, Claire Terra, Frédéric Villebrun, Louise Rossignol, Hada Soumare, Eléonore Vitalis, Charlotte Serrano

 

* FNFCEPPCS : Fédération Nationale de Formation et d’Evaluation des Pratiques Professionnelles des Centres de Santé. La FNFCEPPCS, dénommée aussi Fedeforma-CDS est organisme de formation agréé par l’ANDPC

 

 

 

 

Jean Buisson nous a quitté

Hommage au Docteur Jean Buisson

 Par Docteur Thierry Clément, Médecin directeur du CMS d’Aubervilliers de 1997 à 2011

Jean Buisson, médecin, ancien directeur du centre municipal de santé d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), ancien maire adjoint PCF de Livry-Gargan, officier de l’ordre national du mérite est décédé à l’âge de 82 ans le mardi 5 mars 2019.

Parler de Jean Buisson, le médecin, le clinicien expérimenté, l’homme de terrain, de ses multiples engagements n’est pas chose aisée. L’ayant remplacé au centre de santé en 1997, je sais combien ses patients lui étaient attachés. C’était un homme dévoué, attentif et disponible. Pour beaucoup son départ a été vécu comme un déchirement, la perte d’un proche, d’un confident, et assurer sa succession n’a pas toujours été facile.

Je me souviens que lors de son départ en retraite, le 22 juin 1997, Jack Ralite nous avait rappelé, devant sa famille, ses collègues et ses nombreux ami-e-s,  ce que furent les premières années de sa vie :

« Jean Buisson, avait-il dit,  est né à Provins, dans l’immédiat après-guerre, où ses  parents tenaient une bijouterie-horlogerie, son père étant aussi artisan. Il a une sœur Bernadette née après la guerre… Bachelier à 16 ans il quitte Provins pour Paris faire Médecine. Paris c’est d’abord pour lui la découverte, la liberté, le cinéma, le jazz et bien sûr les études et à l’hôpital Laennec, en 1957 la rencontre avec une infirmière, Viviane, qui deviendra sa femme en 1959. Ils auront ensemble quatre filles. »

Jean Buisson fût un personnage clef de la ville d’Aubervilliers. Comme aimait le dire Jack Ralite, Il a mis en place au centre de santé  « des innovations que la loi ou pour le moins l’organisation de la Santé n’avait pas prévues ». Sa vie personnelle, sa vie professionnelle, sa vie politique et syndicale « composantes indissociables » comme le disait encore Jack Ralite furent guidées par la nécessité de servir l’autre.

Passionné par la pratique médicale et le travail en équipe, il intègre le centre de santé d’Aubervilliers en 1965 comme médecin vacataire  et en deviendra le médecin directeur de  1970 à 1997 mais également directeur du Service Communal d’Hygiène et de Santé. De 1969 à 1997, il fut à l’hôpital Avicenne, assistant dans le service de rhumatologie puis attaché de consultation, et fut nommé praticien hospitalier en 1990. Ce positionnement lui permis de tisser des liens forts avec l’hôpital Avicenne et de nombreux médecins du CHU ont assuré des consultations « avancées » au centre Dr Pesqué.  Je cite à ce propos un passage de son discours du 27 octobre 1989 pour les 25 ans du CMS évoquant les grandes évolutions techniques dont ne pouvait se doter le centre :
« Est-ce dire qu’une telle structure sera périmée demain ? Je suis sûr du contraire. Entre ces établissements de haute performance technique et les praticiens exerçant sous forme individuelle le fossé risquerait de se creuser aux dépens des malades si des établissements comme le nôtre, lieu de rencontre, d’investigations ambulatoires, de pratique pluridisciplinaire eu plus près des gens ne jouaient pas un rôle essentiel »

En 1976, il participait avec d’autres grands noms des centres de santé (Jean Reigner, Georges Godier, Jean François Rey) et des jeunes médecins de l’époque (Joël Le Corre, Marc Schoene, Jean Luc Gallais) à un numéro de la revue du praticien qui réunissait  les responsables des médecins de groupe libéraux et ceux exerçant en centre de santé autour du thème « des différentes formes d’exercice de la médecine praticienne en équipes » ; et cela plus de 40 ans avant que ces sujets ne deviennent les points récurrents de l’actualité de l’organisation de notre système de santé. Je cite quelques extraits de son article :

« Les médecins de centre de santé ne se contentent pas d’un exercice l’un à côté de l’autre, mais veulent pouvoir exercer ensemble »… « Qui dit équipe médicale dit  travail en équipe, non seulement entre médecins mais, également avec d’autres professionnels de santé, notamment les infirmières, les kinésithérapeutes, les dentistes, les puéricultrices à domicile, là où elles existent, et avec les travailleurs sociaux »

« Le fait le plus important de l’évolution est me semble-t-il la volonté des jeunes médecins de pouvoir exercer dans de telles structures médicales… » car ils « souhaitent exercer au sein d’une équipe pluridisciplinaire, permettant une meilleur organisation de leur travail… »

« Nous constatons une évolution vers une prise en charge plus globale de la personne associant prévention et soins »

« Il est nécessaire que soit trouvé avec la sécurité sociale un autre mode de rémunération du fonctionnement, que le seul paiement à l’acte… »

Il a conçu le centre de santé comme complémentaire à médecine libérale de ville et à l’hôpital. Il a également développé une politique de prévention sur la Ville et mis en œuvre nombre d’actions de santé publique notamment en direction de la jeunesse  dont la continuité fut ensuite assurée par le Service Communal d’Hygiène et de Santé.

On ne peut parler de Jean Buisson sans évoquer son engagement auprès des patients confrontés à des problèmes d’alcool. Ceux-ci, délaissés par la médecine, ne trouvaient pas jusqu’alors de structures et des professionnels formés et à l’écoute de leurs difficultés. Sensibilisé par une association d’anciens  buveurs  dans le cadre de son activité hospitalière,  il va s’atteler à améliorer la prise en charge de ces patients. Dès 1970, il crée des consultations d’hygiène alimentaire. Suite à la circulaire de Simone Veil en 1975, le premier Centre d’Hygiène Alimentaire voit le jour au sein du centre de santé d’Aubervilliers. A la même période le Dr Buisson devient responsable de la capacité de toxicomanies et alcoologie à la faculté de Bobigny. Il était également  expert auprès du HCEIA; Haut comité d’étude et d’information sur l’alcool. C’est l’origine des nombreux CHA qui vont ouvrir, grâce à ses disciples,  dans d’autres centres de santé municipaux du département. Mais la bataille n’était pas finie, et c’est en 1983, alors qu’il faisait partie du cabinet de Jack Ralite, alors ministre de la santé,  qu’est rédigée la circulaire sur la création des CHAA.

Mais l’alcoologie et la collaboration avec l’hôpital ne furent pas les seuls champs d’innovation sur lesquels il s’aventura. Le centre de santé d’Aubervilliers  fût également, au début des années 1970, un précurseur avec le Dr Joëlle Brunerie en matière de contraception et d’IVG. Cette activité avait été  rendue publique en 1973 et la ville, tacitement  solidaire de ce combat,  permis la poursuite e ces avortements semi-clandestins.  Elle  fut encadrée légalement par la création du premier centre de planification au sein d’un centre de santé en 1974. (ref : http://archives.aubervilliers.fr/IMG/pdf/5c154_1994-10_opt_cle0bfcc8.pdf).

Rappelons également que Jean Buisson fut secrétaire général de l’Union Confédérale des Médecins Salariés de France de 1974 à 1977 et son président de 1984 à 1994.

Engagé contre la guerre en Algérie et les crimes perpétrés par l’OAS, Jean Buisson, entrera en politique en adhérant au parti communiste Français en 1962.  Il fut en outre, adjoint au Maire dans sa commune de Livry-Gargan de 1983 à 2008.

Pour finir je laisserai le dernier mot à Jack Ralite dont il fut le collaborateur pendant toutes ces années :

« Tu es un homme de la prévention, un écouteur d’autrui, un coordinateur des médecins et acteurs de santé »

« Précurseur en légalité, solidaire en humaniste, je trouve que ça te va pas trop mal »

 

J’ai une pensée particulière pour sa sœur Bernadette, pédiatre en PMI et au centre de santé,  très investie tant comme praticienne qu’en santé publique et  dans le milieu associatif, avec qui j’ai travaillé avec bonheur de nombreuses années.

A sa femme Viviane, à sa sœur Bernadette, à ses quatre filles, Nathalie, Caroline, Myriam et Stéphanie nous disons toute notre émotion et notre sympathie.

 

 

Les formations 2019 de la FNFCEPPCS (Fedeforma) sont en ligne !

Vous trouverez ci joint  le programme des formations de la Fédération de formation des centres de santé ( FNFCEPPCS*/ Fedeforma) dédiées aux professionnels des centres pour l’année 2019.
 
Vous y trouverez les thématiques, les dates et les coûts de toutes les formations, dans l’attente du catalogue détaillé qui sera publié ultérieurement.
 
La FNFCEPPCS propose des formations dispensées dans le cadre du Développement Professionnel Continu (DPC), mais également des formations hors DPC.

Pour le DPC, la FNFCEPPCS / Fedeforma  est une association agréée par l’Agence Nationale du DPC (sous le n° 2368) pour former des médecins, des kinésithérapeutes, des infirmières et des chirurgiens-dentistes de centres de santé.

Pour s’inscrire ou se pré-inscrire aux actions de DPC, rien de plus simple, il suffit de remplir la fiche d’inscription  ci dessous. Pour les actions qui ne sont encore publiée sur le site de l’ANDPC, l’association procédera aux inscriptions officielles avec les identifiants praticiens (RPPS ou Adéli) dès que cela sera possible.

Pour les formations qui ne relèvent pas du DPC, merci de contacter pour toute demande de renseignements ou pour obtenir la fiche d’inscription dédiée : 

Madame Isabelle HAVARD
Chargée de mission Fnfceppcs/ Fédéforma

Contact :
fnfceppcs@gmail.com
i.havard@yahoo.fr
01 41 17 48 0

FNFCEPPCS_Programme-formations-2019 (1)

FNFCEPPCS-modalites et fiche d’inscription DPC-2019 (1)

 

*Fédération Nationale de Formation et d’Evaluation des Pratiques Professionnelles des Centres de Santé

Les médecins de soins primaires doivent-ils entrer à l’hôpital ?

Dr Jeanne Villeneuve, assistante spécialiste de médecine générale et Dr Alain Beaupin, médecin directeur, Centre de Santé Richerand

Parmi les mesures annoncées dans le plan Ma Santé 2022 il en est une qui pourrait intéresser particulièrement les jeunes médecins généralistes. Il est en effet prévu de créer 400 postes de MG à exercice partagé entre la ville et l’hôpital. Belle idée, mais dans quel but et pour quel résultat ?

Une des réponses possibles est en cours de test dans le cadre d’un partenariat entre le centre de santé Richerand ( Coopérative de santé, Paris 10; http://richerand.fr ) et le service de médecine interne de l’hôpital Lariboisière (APHP). Profitant d’un dispositif existant, financé par l’ARS, un « assistant-spécialiste » a pris ses fonctions le 1er novembre 2018. Cet assistant est un médecin généraliste. Il partage son temps pour moitié à l’hôpital, pour moitié au centre de santé.

En pratique, l’assistant est présent à l’hôpital tous les après-midis. Il est à disposition des équipes de l’hôpital pour les patients hospitalisés dans les services de l’hôpital Lariboisière, ou consultant aux urgences, qui n’ont pas de médecin traitant et qui acceptent d’être suivis au centre Richerand. Si ces critères sont réunis, l’assistant MG rencontre l’équipe hospitalière en charge du patient afin de définir avec elle la suite de la prise en charge, qui sera ensuite complétée au centre de santé. Un premier contact est établi avec le patient et un rendez-vous de médecine générale est fixé avant sa sortie de l’hôpital.

En moyenne, depuis la prise de poste en novembre 2018, l’assistant reçoit une cinquantaine de demande d’avis chaque mois (nouveaux patients), émanant de plusieurs services de l’hôpital (médecine interne : hospitalisation et consultations, policlinique PASS, urgences, unité d’hospitalisation des urgences). Les trois-quarts des patients ayant donné leur accord ont pu être pris en charge et revus en consultation au centre de santé Richerand. Les questions sociales (accès aux droits,..) sont traitées par l’hôpital avant la sortie.

Au centre de santé, une fois la déclaration médecin traitant effectuée, les patients bénéficient d’un suivi habituel en soins primaires, tant pour la pathologie aigüe ayant nécessité un recours hospitalier que pour les maladies chroniques ou la prévention. Par ailleurs, a été instituée au sein du centre de santé une réunion hebdomadaire, entre médecins généralistes, avec la participation de l’assistant partagé.  Au cours de cette réunion sont abordés les cas complexes pouvant nécessiter un recours à l’hôpital. A ce jour, une hospitalisation a été évitée de façon certaine grâce à ce dispositif et il est probable que cela permette d’en éviter de nombreuses autres puisque les dossiers difficiles seront traités régulièrement au sein de ces réunions. De plus, les recours hospitaliers nécessaires depuis le début de cette activité ont été fait sous la forme de demande d’avis, de présentation de dossiers au staff, d’hospitalisations programmées de jour ou de semaine. Autre constat, forcément très préliminaire à ce stade de l’expérience, parmi tous les patients vus à Lariboisière et ayant accepté d’être suivis au centre Richerand, aucun n’est repassé par les urgences ou par la policlinique.

Les premiers résultats de cette expérience sont encourageants car ils permettent en premier lieu de donner accès aux soins primaires aux populations les plus précaires qui n’ont souvent accès qu’au recours hospitalier. Et il faudra le vérifier avec le temps, mais il semblerait que ce type de poste de MG partagé ville-hôpital puisse permettre des réductions des durées d’hospitalisation, des passages injustifiés aux urgences ou en consultation hospitalière et une simplification d’adressage des patients de la ville vers l’hôpital.

 

 

 

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