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  • Eric May

    Médecin membre de l'Union Syndicale

    „Un mode d’organisation des soins original, dans la grande tradition des dispensaires et de la médecine sociale, tel est notre engagement.“

  • André Soares

    Médecin Généraliste

    „Nous sommes des praticiens indépendants car payés à la fonction, et non pas à l'acte, c'est aussi la possibilité pour nous de consacrer du temps à la prévention et à l'éducation pour la santé.“

  • Alain Sichel

    Médecin Généraliste et de Santé Publique

    „Nous ne renoncerons jamais aux principes de solidarité et d’égalité de l’Assurance Maladie, qui soutiennent notamment les populations les plus socialement fragilisées.“

COMMUNIQUE : NON au virage lucratif pour les centres de santé

NON au virage lucratif pour les centres de santé,

OUI à une ordonnance qui conforte l’innovation et l’équité sociale

L’ordonnance législative que prépare le gouvernement afin d’actualiser les conditions de création des centres de santé prévoit de valider le droit des cliniques commerciales à gérer des centres de santé.

  • Ainsi des cliniques à but lucratif pourraient organiser des réseaux de centres de santé drainant les patients vers le secteur à honoraires libres et les dépassements tarifaires
  • Ainsi des groupes financiers et leurs actionnaires pourraient peser de tout leur poids pour orienter la médecine de ville dans le sens de leurs intérêts

Nous disons non à une gestion lucrative des centres de santé

  • Seuls des organismes et établissements à but non lucratif et des collectivités territoriales doivent être autorisés à créer et gérer des centres de santé

Nous disons oui à un renforcement des centres de santé

  • Il est urgent de développer les centres de santé pour lutter contre les déserts médicaux, préserver l’accès financier aux soins, impulser la prévention, soutenir la santé publique.
  • Nous demandons l’extension de la possibilité de gérer des centres de santé à des SCIC (Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif) sous la condition qu’elles fassent la preuve de leur but non lucratif en s’interdisant statutairement de distribuer à leurs sociétaires d’éventuels bénéfices
  • Nous disons oui à des innovations organisationnelles dans le cadre de coopérations associant professionnels, usagers, hôpitaux et collectivités créant des centres de santé

Nous disons oui à la mise en place d’un observatoire des centres de santé

  • Outil au service de la recherche en soins primaires et en santé publique
  • Associant professionnels, gestionnaires, agences, Etat, assurance maladie
  • Produisant de la connaissance sur l’équité, l’efficience et la pertinence des soins

Non au virage lucratif

  • Oui à des moyens nouveaux pour la création de centres de santé
  • Oui à des moyens nouveaux pour soutenir au quotidien les centres de santé

Paris, le 6 septembre 2017

5 et 6 octobre, Paris: inscrivez vous sans tarder aux séances de DPC médical du Congrès des Centres de Santé !

Cette année, à la demande des congressistes, deux sessions de DPC médical sont organisées par la FNFCEPPCS ( la Fédération de formation des centres de santé) :

Le jeudi 5 octobre de 14h00 à 17h00 :  » les certificats de sport ».

  • Intervenant: Dr Richard Amoretti , cardiologue du sport
  • Animateur: Dr Emmanuel Baut, médecin du sport au Centre Municipal de Santé d’Orly ( 94). 

Le vendredi 6 octobre de 9h00 à 12h00: « « Actualités en addictologie»

  • Intervenants :
    Dr Anne Borgne, Cheffe de Service du CSAPA Victor Segalen,
    Clichy-La-Garenne (92), Présidente du Réseau des Établis –
    sements de Santé pour la Prévention des Addictions (RESPADD)
    Dr Nicolas Bonnet, Pharmacien en Santé Publique,
    Addictologue, Directeur du RESPADD
    Dr Gonzague de Larocque, Médecin Addictologue,
    Chercheur en Sciences Sociales
  • Animateur :
    Dr Edouard Jean Baptiste, Médecin Généraliste,
    Addictologue, CMS de Champigny (94)

 

Pour s’inscrire, rien de plus simple:

inscrivez vous d’abord au Congrès (  Bulletin Inscription congres des centres de santé et des CPEF 2017 ) puis auprès de la FNFCEPPCS ( FNFCEPPCS_inscription-formations_Congres_2017)

A très bientot au 57eme Congrès National des Centres de Santé ! 

Le comité d’organisation 

 

5/6 octobre 2017, 57eme Congrès National des Centres de Santé : EN FINIR avec les déserts médicaux ! Inscrivez vous sans tarder !

 

Le 57ème Congrès National des Centres de Santé

se tiendra à l’A.S.I.E.M, 6 Rue Albert de Lapparent à PARIS (75007)

le jeudi 5 et le vendredi 6 octobre 2017,

Son thème sera:

« En finir avec les déserts médicaux » 

Le Congrès National des Centres de Santé sera le rendez-vous de cette rentrée à ne pas manquer pour tous les acteurs de la santé.  Il réunira plus de 600 représentants des centres de santé de toutes les régions, médecins, infirmier(e)s, kinésithérapeutes, chirurgiens dentistes, élu-e-s, promoteurs, directions des centres et personnels administratifs mais aussi de nombreux autres acteurs de la santé. 

Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, est attendue le jeudi 5 octobre pour ouvrir cette 57ème édition.

Puis, des dizaines de débats, tables rondes, communications et ateliers se tiendront pendant deux jours. Ils illustreront la modernité des pratiques des centres de santé et leur capacité à pouvoir répondre aux enjeux d’aujourd’hui, et le premier d’entre eux, l’accès aux soins et à la prévention, de proximité, de qualité et, pour tous.

Ainsi, jeudi 5 octobre et vendredi 6 octobre, les tables rondes se succèderont le matin et l’après midi :  

  • Le jeudi, de 9h30 à 12h00, « Régulation de l’offre de soins, soutenir les initiatives locales » traitera des enjeux pour les usagers, les professionnels de santé et les institutions des transformations de l’organisation des soins face au développement des déserts médicaux. 
  • Puis, à l’initiative de la Fédération Nationale des Centres de Santé, le jeudi, de 14h30 à 17h00, réflexion et débat se poursuivront sur « Les enjeux de la territorialisation de l’organisation de la santé ».
  • Le vendredi 6 octobre, le matin, à partir de 9h00, ce sont les pratiques professionnelles des soignants et des centres qui seront interrogées au cours du débat intitulé : « Salariat, pratiques professionnelles en équipe : quelles réalités dans centres de sante aujourd’hui ? ».
  • Enfin, le vendredi après-midi, en clôture, de 14h30 à 16h30, un dernier débat fera le bilan du nouvel Accord National pour les structures et leurs gestionnaires mais aussi pour leurs professionnels de santé et leurs usagers.

Par ailleurs, à la demande des professionnels de santé des centres, ce seront trois sessions de Développement Professionnel Continu qui seront organisées pendant le congrès par la FNFCEPPCS* : 

  • pour les chirurgiens-dentistes des centres de santé : « Les collages » sous la coordination du Dr Lan Phuong Dinh Do
  • pour les médecins généralistes des centres de santé :
    • « Les certificats de sports en centre de santé  » sous la coordination du Dr Véronique Solano, médecin du sport en centre de santé
    • « Actualité en addictologie » sous la coordination du Dr Edouard Jean Baptiste 

Ci dessous les modalités d’inscription aux sessions de DPC dans le document de la FNFCEPPCS.

Comme chaque année, la journée des Centres de Planification et d’Education Familiale, se tiendra le vendredi 6 octobre l’après-midi. Elle sera animée par le Dr Alan Charissou.

Les thèmes de l’édition 2017 du congrès des centres de santé reflètent les enjeux et l’actualité pour les centres de santé, pour les usagers et pour tous les professionnels de santé.

Alors INSCRIVEZ VOUS dès aujourd’hui !

Comment faire ?

Téléchargez simplement le bulletin d’inscription ci dessous et adressez le comme indiqué au secrétariat du congrès des centres de santé. 

A bientot à Paris au Congrès !!!!

Le Comité d’Organisation du Congrès

Lydia Caillaud, Alain Brémaud, Alain Beaupin, Richard Lopez, Marie Penicaud, Guirec Loyer, Régine Raymond, Loic Coudray, Grégory Lemoine, Jeremie Bazart, Martine Dame, Lan Phuong Dinh Do, Claire Terra, Frédéric Villebrun, Alan Charissou, Edouard Jean Baptiste, Yannick Ruelle, Julien Le Breton, Julie Chastang, Hélène Colombani, Richard Lopez, Eric May.

* Partenaire du Congrès depuis 2007, la Fédération Nationale de Formation Continue et d’Evaluation des Pratiques Professionnelles des Centres de Santé est un organisme agréé par l’Organisme Gestionnaire du Développement Professionnel Continu.

TÉLÉCHARGEZ  CI DESSOUS LE PROGRAMME ET LES BULLETINS D’INSCRIPTION DES 2 JOURNEES DU CONGRES

ET DE LA JOURNÉE DES CENTRES DE PLANIFICATION ET D’ÉDUCATION FAMILIALE

 

Programme du congrès 2017

Bulletin d’inscription au congrès 2017

FNFCEPPCS inscription aux formations DPC du congrès

 

 

 

 

Appel à faire barrage à MARINE LE PEN et AU FRONT NATIONAL le 7 mai 2017

Depuis sa création au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’Union Syndicale des Médecins de Centres de Santé a toujours fondé son action sur les valeurs de solidarité et d’égalité, sur les principes de l’accès aux droits et à la santé pour tous, le refus de toute exclusion et de toute discrimination, sociale, financière, culturelle, ethnique, religieuse ou sexuelle. 

Aujourd’hui, ce sont ces mêmes valeurs et ces mêmes principes qui sont directement remis en cause et menacés par le programme de Marine Le Pen et du Front National : préférence nationale, suppression des droits de base et de l’accès aux soins des étrangers (suppression de l’Aide Médicale d’Etat), remise en cause des droits des femmes à l’IVG… Autant de mesures annoncées guidées par une idéologie de division, d’affrontement, clairement xénophobe, contraire aux droits de l’homme chèrement acquis et rappelons-le, à la déontologie médicale.

Pour ces raisons, en 2002, l’USMCS avait appelé à voter Jacques Chirac sans réserve et sans état d’âme pour faire barrage à Jean-Marie Le Pen et au Front National.

15 ans plus tard, en 2017, les mêmes raisons amènent l’Union Syndicale à appeler à voter au second tour des présidentielles contre le Font National et Marine Le Pen alors que celle-ci n’a jamais été aussi proche d’exercer les plus hautes fonctions du pouvoir.

L’Union Syndicale refuse les discours confus et ambigus, les atermoiements et les amalgames de ceux qui renvoient dos à dos les deux candidats et qui sont prêts à céder à la tentation du pire au risque de plonger le pays dans le chaos politique et social.

Aussi le 7 mai prochain, l’Union Syndicale appelle à voter pour le candidat Emmanuel Macron.

Le bureau de l’USMCS

 

CP de l’USMCS

 

 

Vers une coopération intégrée entre centres de santé et hôpitaux ? Dr Alain Beaupin

Depuis quelque temps l’idée de gérer des centres de santé sous forme coopérative fait son chemin. Dans le contexte réglementaire actuel, c’est le statut de Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) qui retient l’attention. Quelle pourrait être la place de l’hôpital dans de telles coopératives gérant des centres de santé ? Le débat est ouvert.

Dans le modèle habituel, les services organisés délivrant des soins primaires, c’est à dire les centres de santé ou les maisons de santé, sont régis par un seul type d’acteur. Les centres de santé municipaux, sans personnalité morale, sont des services de la Mairie au sein de laquelle le patron est le Maire.

Il en va de même pour les centres de santé mutualistes, les centres de santé gérés par une CPAM ou par un régime spécial de sécurité sociale, comme le régime des mines par exemple. La gouvernance y est assurée par un seul organisme. Les centres de santé hospitaliers, plus rares dans le paysage, obéissent à la même règle, selon laquelle c’est le directeur de l’hôpital qui, en dernier ressort, en est le responsable.

Par rapport à toute autre solution, le modèle habituel, qu’il soit municipal, assurantiel ou hospitalier présente l’avantage de disposer d’une gouvernance bien identifiée et efficace. Dans les maisons de santé libérales le pouvoir est là aussi aux mains d’un seul acteur, le corps médical et paramédical libéral, dont chaque membre cumule un rôle d’entrepreneur et un rôle de professionnel.

Au cas par cas, il arrive que des acteurs secondaires soient associés au gestionnaire principal, selon des modalités variables. Par exemple, un centre de santé municipal dont la gestion a été confiée par le Maire à une caisse primaire de sécurité sociale. Ou encore une municipalité mettant à disposition d’une maison de santé libérale des fonctions support (locaux, secrétariat). Directement ou bien à travers une structure porteuse dans laquelle elle est minoritaire. Il arrive aussi qu’un hôpital à but non lucratif, soucieux d’attirer une patientelle induisant pour lui-même de l’activité hospitalière, et donc des recettes, se dote d’une association dont il a la maîtrise, et dont la fonction est de gérer un ou plusieurs centres de santé.

Quelle que soit la variante observée, par rapport au modèle habituel, il serait sans doute excessif d’évoquer une forme de gouvernance coopérative, et d’ailleurs aucune de ces formes n’est présentée comme telle par ses promoteurs.

Il faut saluer l’initiative de l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France qui a souhaité faire le point sur les possibilités de gestion d’un centre de santé par un établissement de santé dans une étude récemment parue (1). Cette étude balaye l’ensemble des modalités qui pourraient s’offrir à un hôpital, public ou privé à but non lucratif, pour gérer un centre de santé. La gestion directe par un établissement de santé public est naturellement possible. L’exemple du Centre de santé créé dans les quartiers Nord de Marseille par l’Hôpital Edouard-Toulouse a été présenté par son directeur lors de la table ronde d’ouverture du 56ème Congrès des centres de santé, en octobre dernier. Cette expérience répond à une logique territoriale de soins de proximité, ainsi qu’à certains besoins de personnes prises en charge pour des pathologies psychiatriques. En Ile-de France, deux établissements gérant des centres de santé ont participé à l’étude diligentée par l’ARS, l’hôpital d’Houdan (78), en gestion directe, et l’Hôpital privé à but non lucratif (ESPIC) Saint-Joseph à Paris, gérant des centres de santé par l’intermédiaire d’une association.

La gestion directe d’un centre de santé par un hôpital est naturellement possible, la Loi le prévoit. Le rapport envisage également, et c’est son originalité, cinq formes juridiques d’organisation susceptibles d’être retenues pour gérer un centre de santé : Groupement de Coopération Sanitaire de moyens (GCS), Groupement d’Intérêt Public (GIP), Groupement d’Intérêt Economique (GIE), Association, Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC). A lire l’analyse, à laquelle nous renverrons le lecteur pour plus de détails, seules deux formes juridiques, l’association et la SCIC, sont réellement adaptées à la gestion d’un centre de santé sous forme indirecte. Ce rapport contribue ainsi à alimenter la réflexion sur les modes d’organisation des soins primaires. Il s’inscrit dans la recherche de formes innovantes pour améliorer l’articulation entre soins de ville et soins hospitaliers, dans des logiques de parcours et de prise en charge des maladies chroniques. Il invite à aller plus loin, à mettre en place des parcours intégrés entre la ville et l’hôpital, y compris en matière de prévention et de réadaptation, associant usagers, professionnels, collectivités locales, sécurité sociale, et mutuelles, des mutuelles recentrées sur leur action sociale. Quelques points de vigilance, cependant. Inefficient et inégalitaire, l’hospitalocentrisme est désormais tombé en désuétude, et il est illusoire d’imaginer le recycler pour penser l’avenir des soins de ville. Qui plus est, comme le déclare Frédéric Valletoux, le président de la Fédération Hospitalière de France (FHF) « la situation de l’hôpital public en France est inédite. L’hôpital est vraiment en situation de burn out. On a épuisé la machine, les organisations et les hommes. Le système est à bout de souffle (2). » Le vrai débat est là. Recentrage du système sur le patient et son expérience de vie, maladies chroniques, parcours de santé, prévention, indépendance par rapport aux lobbies industriels, il faudra bien en arriver à libérer le système de santé français de ces règles budgétaires cloisonnées, archaiques, étouffantes. Et pour tout dire nuisibles à la solidarité et à l’égalité.

Alain BEAUPIN

1 Etude et analyse des conditions favorables à la gestion d’un centre de santé par un établissement de santé, ( 2 parties: Rapport et Référentiel juridique), ARS Ile-de-France, décembre 2016

2 Le JDD, 29 janvier 2017

 

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