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Le Centre Intercommunal de Santé de Cazals-Salviac (Lot) recrute un médecin généraliste et un médecin généraliste coordinateur

Le CIS remplit une véritable mission de service public de santé de proximité et complète l’offre libérale locale avec laquelle il travaille en coordination et partenariat afin de constituer un efficace réseau de santé.

Le choix du salariat permet une qualité de vie professionnelle et privée protégée : optimisation du temps médical, investissement dans les missions de santé publique, droits sociaux, formations, durée de travail définie par contrat, assistance administrative, pas de préoccupation financière,…

Enfin, le CIS joue un rôle primordial sur notre territoire où la continuité des soins est menacée. En ce sens, il est un lieu ad hoc d’exercice pour les jeunes médecins ayant signé un CESP durant leurs études.

Conditions d’exercice :

  • Tissu médical existant : 3 médecins généralistes, 16 infirmières, 2 dentistes, 2 kinésithérapeutes, 2 EHPAD (80 lits), 1 SSIAD (40 lits), 2 pharmacies, 1 podologue-pédicure, 1 psychologue, 2 ostéopathes, 1 permanence PMI.
  • Locaux du CIS : 3 cabinets de médecins (25 m² chacun), 2 cabinets d’infirmiers, 1 kinésithérapeute, 2 cabinets partagés (podologue,  stéopathe, psychologue…), 1 accueil secrétariat, 1 salle d’attente, 1 salle de réunion-coordination, 1 cafétéria, 2 bureaux, 1 logement
    possible pour les stagiaires et 1 pôle gérontologique
  • Poste à temps complet
  • CDD 1 an, renouvelable, objectif CDI
  • 35 heures hebdomadaires annualisées
  • Rémunération selon grille des praticiens hospitaliers
  • Prise de poste souhaitée en juin 2019
  • Déplacements pour les visites à domiciles

Missions

  • Consultations de médecine générale courante, visites à domicile et en EHPAD
  • Actualisation du dossier médical partagé et des documents administratifs
  • Actes de gynécologie, de pédiatrie et de petite chirurgie
  • Participation à des actions de santé publique, de prévention, de dépistage, d’éducation thérapeutique et à la santé en s’appuyant sur le partenariat local
  • Participation aux réunions de concertation pluri professionnelles
  • Participation à la PDSA
  • Encadrement des internes en médecine générale (après formation MSU)
  • Participation à l’évaluation du CIS (rapport annuel d’activité)
  • DPC triennal

Diplômes et compétences 

  •  Doctorat en médecine générale, inscription au Conseil National de l’Ordre des Médecins de
    France
  • Excellentes capacité d’écoute, d’analyse et de synthèse
  • Sens du service public et du travail en équipe
  • Discrétion, conscience professionnelle, disponibilité
  • Aptitudes à la communication, qualités relationnelles
  • Organisation, méthode, rigueur, réactivité, adaptation, autonomie
  • Maîtrise des outils informatiques (bureautique, logiciels métier, internet…)
  • Permis B et véhicule personnel

Installation :

  • Logement : tarifs très modérés, patrimoine immobilier très attractif
  • L’installation du médecin avec sa famille (démarches administratives, recherche de poste pour le
    conjoint, etc.) fera l’objet d’un accompagnement.

Cadre de vie :

Situé à Salviac, siège de la Communauté de communes de Cazals-Salviac dans le Lot (46), territoire de 5 500 habitants, il bénéficie d’un environnement exceptionnel entre la vallée de la Dordogne, la vallée du Lot, le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy et le Périgord Noir, où l’on trouve tout ce dont on a besoin, loin du stress, de la pollution, des embouteillages et du mauvais temps.

http://www.cc-cazalssalviac.fr/fr/services-a-la-personne/centre-intercommunal-de-sante-de-salviac.html


Adresser votre lettre de motivation et votre curriculum vitae à :


Monsieur André BARGUES, Président de la Communauté de communes Cazals-Salviac

 5 Bd Hugon – 46340 Salviac
Ou par courriel : accueil@cc-cazalssalviac.fr


Pour tout renseignement complémentaire,

contacter Christophe CLEMENT,responsable du Centre Intercommunal de Santé,

au 05 65 41 70 73 ou christophe.clement@cc-cazalssalviac.fr

Annonce complète ci dessous, à télécharger

Le programme du Congrès National des Centres de Santé 2019 est arrivé ! Découvrez-le sans tarder et inscrivez-vous vite !

Madame, Monsieur, cher-e-s collègues, cher-e-s ami-e-s, 

Le 59ème Congrès National des Centres de Santé

se tiendra à l’A.S.I.E.M, 6 Rue Albert de Lapparent à PARIS (75007)

le jeudi 3 et le vendredi 4 octobre 2019.

 Son thème sera:  

« Service public de santé, l’urgence »

 

Cette année encore, le Congrès National des Centres de Santé sera le rendez-vous de la rentrée à ne pas manquer.  Il réunira plus 600 congressistes, représentants des centres de santé de toutes les régions, médecins, infirmier-e-s, kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes, élu-e-s, promoteurs, directions des centres et personnels administratifs mais aussi de nombreux autres acteurs de la santé.

Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, est attendue le jeudi 3 octobre pour ouvrir cette 59ème édition.

Vous l’avez compris, l’édition 2019 du congrès des centres de santé traitera des enjeux pour l’avenir du système de santé français au moment où la population a manifesté son insatisfaction face à l’offre de soins de proximité et réclame de meilleurs services publics de santé. Elle reflétera aussi les enjeux et l’actualité pour les centres de santé.

Débats, tables rondes, communications et ateliers se succéderont pendant ces deux jours. Ils illustreront la modernité des pratiques des centres de santé, témoigneront des expériences et des innovations mises en œuvre par les équipes de centres de santé dans tous les territoires et interrogeront leurs professionnels de santé et gestionnaires sur leur capacité à pouvoir répondre aux enjeux d’aujourd’hui, et le premier d’entre eux, l’accès aux soins.

Par ailleurs, à la demande des professionnels de santé des centres, une session de Développement Professionnel Continu interprofessionnel sera organisée le jeudi 3 octobre, destinée à un public pluriprofessionnel, médecins, infirmier-e-s, chirurgiens-dentistes, kinésithérapeutes, sages-femmes… Vous retrouverez les modalités d’inscriptions dans le courrier joint de la FNFCEPPCS*.

Enfin, le vendredi après-midi 4 octobre, les missions de prévention et dépistages des centres de santé, seront au cœur des débats, en particulier les missions intégrées aux centres de promotion de la santé sexuelle, de planification familiale et de Protection Maternelle et Infantile.

D’avance, nous vous remercions pour votre présence, votre soutien et pour votre contribution active aux échanges et bats !

Alors, il n’y a plus temps à perdre, inscrivez vous vite !

Pré-programme à télécharger ci-dessous 

                 Bulletin d’inscription à télécharger ci- dessous 

Fiche d’inscription au DPC interprofessionnel « Le sevrage tabagique »

 

      Le Comité d’Organisation du Congrès

Jérémie Bazart, Alain Beaupin, Lydia Caillaud, Mathilde Charpigny, Julie Chastang, Hélène Colombani, Loïc Coudray, Martine Dame, Édouard Jean Baptiste, Julien Le Breton, Éric May, Marie Pénicaud, Yannick Ruelle, Régine Raymond, Claire Terra, Frédéric Villebrun, Louise Rossignol, Hada Soumare, Eléonore Vitalis, Charlotte Serrano

 

* FNFCEPPCS : Fédération Nationale de Formation et d’Evaluation des Pratiques Professionnelles des Centres de Santé. La FNFCEPPCS, dénommée aussi Fedeforma-CDS est organisme de formation agréé par l’ANDPC

 

 

 

 

LA FABRIQUE DES CENTRES DE SANTE, interview du Docteur RICHARD LOPEZ, Président.

LA FABRIQUE DES CENTRES DE SANTE

Interview du Docteur RICHARD LOPEZ, Président de la Fabrique des  Centres de Santé.

(propos recueillis par le Dr Alain Brémaud)

Qu’est-ce que la Fabrique des Centres de Santé ? Qui sont les organismes à l’initiative de sa création ? Et quelles sont ses raisons d’être et ses objectifs ?

La Fabrique est une association destinée à aider les porteurs de projets envisageant la création de centres de santé. Ensuite elle les aidera à maturer le projet politique de ces centres. C’est une structure d’aide, à la fois, à la décision et à la maitrise d’ouvrage.

Elle est née de la volonté de trois associations fondatrices : La Fédération Nationale des Centres de Santé, l’Union Syndicale des Médecins de Centres de Santé et le Syndicat National des Chirurgiens-Dentistes de Centres de Santé.  Celles ci étaient de plus en plus sollicitées par des porteurs de projets éventuels pour conseiller, aider, accompagner ces promoteurs puis leurs centres. Cela représentait des surcharges de travail, du temps, des coûts et des personnels dédiés dans ce domaine spécialisé. Cette situation a donc amené ces trois organismes initiateurs à créer la Fabrique des Centres de Santé.

Les demandes d’accompagnement qui se développaient régulièrement depuis 6 ans, ont été fortement dynamisées par la réussite de notre intervention auprès du Conseil Départemental de Saône et Loire. La démarche du Président de ce département et sa volonté de créer un réseau de 5 centres de santé point d’appui de 40 antennes maillant son territoire, traduisait un projet politique clairement établie avec une vision populationnelle à l’échelle de tout le département.

Nous savions que la réussite de ce modèle allait faire école et donc dynamiser les demandes des collectivités territoriales. Cela a d’ailleurs été le cas puisque depuis celles-ci ont explosé : une vingtaine de sollicitations depuis un an pour notre seule association et qui ont abouti  à des projets en cours portés par des départements, des communautés de communes, des communes, parfois des associations.

Par ailleurs, d’autres collectivités sont dans cette démarche de création de centres de santé et ne passent pas forcément par nous, c’est dommage car elles se privent d’une aide qui est reconnue par tous nos partenaires comme précieuse par la qualité et l’expertise de ses intervenants.

Notre association fonctionne bien et devrait évoluer, au fil du temps vers une structure coopérative de création de Centres de Santé en étendant le champ des membres à d’autres fédérations de gestionnaires de centres de santé. Des contacts sont pris avec l’Union Nationale de l’Aide à domicile (UNA) qui a surtout une maîtrise des centres de santé infirmier et s’appui sur nous pour les centres médicaux et polyvalents.

Depuis quand es-tu le président de la Fabrique des Centres de Santé ? Quelles sont tes missions ? Quel est ton rôle ?

J’en suis le président depuis l’AG du 26 octobre 2017. Mon rôle est surtout l’aide à la décision politique des porteurs de projets, plus particulièrement des collectivités locales, qui souhaitent savoir avant où elles vont mettre les pieds. Il s’agit pour eux d’appréhender la faisabilité de leur projet, les guider pour l’analyse de la situation et leur présenter un modèle économique viable. S’ils sont partant, vient ensuite l’établissement d’un devis pour déterminer le du coût de l’accompagnement. Quand ce dernier est validé il s’agit ensuite de mettre en place cet accompagnement qui sera réalisé par des intervenants de la Fabrique. Cette première phase consiste en réunions avec les présidents d’exécutifs de ces collectivités : communes, communautés de commune, départements, associations.

Après cette première phase, qui sont les intervenants ?

L’accompagnement est le plus souvent mis en place par des intervenants, issus eux aussi du monde des centres de santé, recrutés à cet effet et prenant en charge une mission. Pour ma part j’interviens sur certains dossiers plus réduits en temps, mais pour les gros dossiers qui nécessitent beaucoup d’investissements sur le terrain ce sont ces intervenants qui officient.

Il s’agit d’accompagner ces promoteurs

  • dans un premier temps sur le diagnostic,
  • dans un second temps, nous traitons des volets juridiques, règlementaires et conventionnels ;
  • dans un troisième temps nous avons une approche sur le modèle économique et le montage financier du projet ;
  • enfin nous terminons sur l’organisation du centre et la mise en œuvre opérationnelle de la structure.

Qui sont ces porteurs de projets demandeurs ? d’ou sont ils issus en France? Et quels types de centres de santé ces projets  envisagent ils de créer ?

Nous suivons des projets dans toutes les régions de France, y compris outre-mer. Les porteurs de projets sont de différentes natures ; collectivités locales, communes, communautés de communes, conseils départementaux ainsi que quelques associations de professionnels ou de citoyens qui envisagent de porter à terme un projet sur le modèle participatif et coopératif des SCIC.

La Fabrique a d’ailleurs signé une convention de partenariat avec la Confédération Générale des SCOP pour que nous ayons un portage conjoint de ces projets, toutefois la situation des ces nouveaux modèles organisationnels n’est pas encore totalement stabilisé, plus particulièrement pour leur équilibre économique. Je ne parle pas des grosses machines dans laquelle des partenaires institutionnels apportent financement ou visibilité pour les établissements de crédit mais pour les petites structures qui n’étant pas adossées à des partenaires solides financièrement auront de grandes difficultés à monter un projet qui puisse faire face aux besoins de trésorerie des 3 premières années avant que ne soit atteint le seuil d’équilibre.

Les projets sont actuellement surtout en Régions et en particulier pour des centres de santé en territoires semi ruraux ou dans des villes moyennes.

Pour ce qui concerne le type de centres de santé, nous avons établi, à la Fabrique, une charte éthique qui fait que nous n’accompagnons pas de structures à but commercial.

Nous n’accompagnons pas non plus à ce jour de centres exclusivement dentaires car le premier besoin est en offre de soins primaires, plutôt des projets médicaux car ils répondent aux besoins des territoires. Ces projets étaient jusqu’à présent plutôt peu pris en compte car l’équilibre économique semblait hors d’atteinte. Les négociations que la FNCS a menées ces dernières années ont permis d’apporter les ressources presqu’à la hauteur des besoins. Il demeure encore quelques discriminations dont sont victimes les centres, que ce soit sur le forfait structure dont nous ne bénéficions toujours pas ou sur les montants des aides à l’installation inférieurs à celles des libéraux, mais nous sommes sur le bons chemin et l’équilibre économique des centres est désormais possible.

Quant au mode de rémunération des professionnels du futur centre, il dépend des choix du gestionnaire, mais , sans contrainte de notre part, nous leur préconisons le paiement à la fonction des soignants sur la base des grilles de rémunération de la fonction hospitalière (FPH) pour les médecins ou les sages-femmes.

Il s’agit d’aider à créer des centres de quelles tailles ? La santé publique est-elle envisagée dans vos projets et dans les réalisations concrètes ? Quelles sont les contraintes budgétaires ?

 Pour l’instant la taille de ces centres est variable pouvant aller de deux professionnels soignants à une dizaine au démarrage avec ensuite des développements progressifs dû à l’évolution de l’offre libérale structurellement à la baisse dans les territoires.

A sa création, un centre de santé rencontre des difficultés budgétaires les trois premières années car d’emblée il y a toutes les dépenses fixes qui sont complètes alors que la montée en charge des recettes se fait au fil du temps. Dès le début il faut se constituer une activité, une patientèle, obtenir des financements, rentrer dans les indicateurs de l’accord national pour bénéficier de ses dispositifs financiers. Tout cela se fait progressivement et l’ensemble de ces recettes se concrétisent à N + 1 et sont stables au bout de trois ans. Cela justifie une montée en charge également progressive des recrutements selon la demande de la population et selon l’activité (ce qui peut créer des difficultés avec certaines Caisses qui appliquent rigoureusement les termes de l’Accord National et ne délivrent  les aides à l’installation que pour la première année de création, voire la seconde mais pas au-delà. Ainsi il faut estimer à trois ans la montée en charge, pour 3 praticiens, si le 3ème praticien est recruté la 3ème année, le centre ne percevra pas les aides (minorées) à l’installation auxquelles il aurait droit en territoire déficitaire.

Avec une file active de 3600 patients ces 3 MG permettront pourtant, grâce aux dispositions de l’accord national et aux recettes d’actes,  d’équilibrer leur centre.

Cela signifie que le promoteur d’un centre de santé doit avoir au moins une trésorerie de 150 à 200.000€ la première année pour un petit centre ou de 400.000€ pour une plus grosse structure afin de faire face au coût de démarrage en sachant que, passé ces années de difficultés financières, dès la 4e année le gestionnaire du centre peut constater, outre la satisfaction de la population et la réponse à ses besoins, qu’il est arrivé à l’équilibre budgétaire.

J’insiste sur cette discrimination entre les aides à l’installation pour les médecins libéraux et les centres de santé. Pour un médecin libéral l’aide est de 50.000€ et chaque médecin supplémentaire dans la même structure (Maison de santé par exemple) ce sera 50.000€ également, soit par exemple pour 4 médecins 200.000€. Pour un centre de santé l’aide sera de 30.000€ pour le premier médecin puis de 25.000€ pour les 2 suivants et plus rien après, soit 80.000€ pour 4 médecins… cherchez l’erreur ! La nécessité des financements d’aide à la création est capitale.

Pour ce qui est de la Santé publique, ses actions sont intégrées dans le projet et sont mises en place selon le modèle économique et les financements possibles.

Pour ce qui concerne les centres de santé créés par des conseils départementaux ceux-ci peuvent porter des actions de santé publique dès la première année.  En effet les départements sont autorisés  à créer des centres de santé si ceux-ci embarquent leurs missions obligatoires que sont la PMI-CPEF, le handicap, les personnes âgées, il leur est donc facile, car dans leur périmètre habituel,  de faire porter par leurs centres la prévention de l’obésité infantile, le dépistage bucco dentaire, les vaccinations, l’accès à la contraception, la prévention des IST chez les jeunes… Celles ci peuvent être portées par les centres de santé concrètement et sans conséquences budgétaires pour la collectivité. Par exemple le conseil départemental de Saône et Loire avait décidé de consacrer 30% du financement de ses centres correspondant au portage des missions de santé publiques ainsi réalisées par les centres et sans incidence majeure sur son budget global départemental.

Qui sont les médecins qui viennent exercer en salariés dans ces nouveaux centres de santé ?

En général, lors de la création d’un centre, au début du fonctionnement de celui-ci, les candidatures que nous constatons sont surtout celles de médecins expérimentés, avec une moyenne d’âge entre 50 et 55 ans, souvent épuisés par une pratique libérale usante et qui sont très heureux de pouvoir poursuivre un métier qu’ils aiment par-dessus tout sans poursuivre ce rythme qui les tue et sans charge de gestion.

Puis quand le centre a démarré arrivent les candidatures de plus jeunes praticiens, rassurés par la présence des anciens sur lesquels ils peuvent s’appuyer.

Quelles perspectives et quels espoirs envisages tu, fort de cette expérience avec la Fabrique des centres de santé ?

Plusieurs choses.

D’abord, la satisfaction de voir le modèle de centres de santé de plus en plus reconnu comme réponse adéquat à l’organisation sanitaire ambulatoire moderne. Que ce soit de la part des usagers ou des populations en devenir de l’être, des professionnels de santé et des porteurs de projets.

A noter que pour ces derniers (maires, présidents de communautés d’agglomération, présidents de conseils départementaux) ceux-ci sont d’horizons très divers politiquement.

Ensuite, le plaisir de voir se développer le modèle des centres de santé départementaux qui représentent à mon sens le meilleur modèle d’avenir du fait de leur légitimité territoriale et du maillage sanitaire qu’ils peuvent constituer permettant ainsi de mieux réduire les inégalités sociales et territoriales de santé.

Enfin, le constat que l’on se dirige de plus en plus vers ce que nous espérons pour l’avenir : la création d’un statut d’établissement public de santé ambulatoire pour les centres de santé, avec un statut de praticien ambulatoire salarié communs pour tous les centres.

Dans cet esprit la perspective de voir plusieurs promoteurs locaux s’associer autour d’un projet sanitaire est également satisfaisante.

 La création d’un diplôme qualifiant et d’un statut de coordinateur des structures de soins (centres et maisons de santé) devrait contribuer à cet ensemble. D’ou l’importance des formations engagées dans cet esprit par la FNCS et la Fabrique avec l’école des Hautes études en santé publique et qui favorisera la constitution du regroupement de l’ensemble des professionnels de santé, des établissements de santé et médico-sociaux sur un territoire, avec les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé, les CPTS.

En résumé, les perspectives pour les centres de santé me semblent porteuses d’espoir pour ceux-ci et la population qui bénéficie de leur activité, car leur modèle est désormais la base de la refondation de l’ambulatoire en France.

Ceci conforte également la pertinence de l’action de la Fabrique des centres de santé.

 Pour en savoir plus, rendez vous sur le site de la Fabrique, https://www.lafabriquedescentresdesante.org/

 

LE COURSIER SANITAIRE ET SOCIAL: une innovation dans l’accompagnement social de nos patients

Souplesse, rapidité, mobilité, et efficacité sont les 4 principaux qualificatifs à appliquer à l’équipe de coursiers sanitaires et sociaux, fondés et dirigés par Sibel BILAL DE LA SELLE .

La mise en pratique est déjà bien rodée sur une partie du 93 avec un financement de l’Agence Régionale de Sant- IDF.

De quoi s’agit-il ?

 

Partir d’une idée simple : répondre à la difficulté des praticiens confrontés à des patients en situation sociale précaire qui engage les résultats thérapeutiques.

Il existe de nombreux cas où, dans nos consultations, nos projets de soin arrivent en butée sur une situation sociale qui semble (et qui est souvent) de fait, inextricable pour nous praticiens faute de temps ou de connaissance. L’accès à une couverture sociale est l’exemple le plus courant mais cela peut être un problème d’hébergement (menace d’expulsion, sortie de prison, patient vivant dans la rue) ou de barrière de langue.

La rapidité de la réponse sociale est un atout majeur dans ce cas. L’équipe de coursiers offre une grande disponibilité téléphonique (numéro de portable pour chaque coursier). Cela peut permettre la tenue rapide d’une réunion patient/praticien/coursier qui aboutit à prendre en compte la réalité globale du patient dans sa dimension culturelle et sociale. Ceci est rendu possible par la mobilité des coursiers, qui fixent des rendez-vous aux patients sur leur lieu de vie ou un lieu proche de celui-ci (un café par exemple) dans un délai moyen de 24 à 48h. Cette mobilité rend possible l’enregistrement et la numérisation de tous les documents administratifs nécessaires pour régler la situation.

Auparavant, cela n’était possible classiquement que par le biais d’une demande de rendez-vous en secteur social, complexe, différée, qui confrontait les patients à la rencontre d’une administration, ce qui peut d’ailleurs être redoutée par les patients et conduisait à des prises de rendez-vous hasardeuses, avec des délais notables, et de toute façon à la répétition de ces rendez-vous du fait des documents manquants.
Ce sont ces délais raccourcis de prise en charge qui rendent plus pertinent et plus efficace l’accompagnement médical. La question de l’isolement social du patient est un enjeu dans la prise des décisions de santé. Le numéro d’appel des coursiers sanitaires et sociaux, toujours disponibles, est le meilleur moyen de lutter contre ce sentiment d’épuisement des soignants guidés par la volonté de régler un problème de santé (qui fonde notre raison d’être) mais confrontés à la mise en échec de nos décisions.

La structure des coursiers répond au mieux à la situation de beaucoup de nos patients des centres de santé qui cumulent difficultés sociales, barrière de langue, difficulté à entrer en lien avec des services sociaux. Selon les cas, les coursiers sanitaires et sociaux peuvent mobiliser des traducteurs, et renvoyer les patients vers des consultations gratuites de psychologues.

Pour en savoir plus, allez sur le site du centre de ressources pour les mini-réseaux de proximité ( CR MRP)  http://www.coursierssanitairesetsociaux.com/le-centre-de-ressource-pour-les-mini-reseaux-de-proximite-historique-et-actions/,  centre de ressources-mini réseaux de proximité …

Et venez au prochain congrès des centres de santé où la fondatrice des coursiers sanitaires et sociaux, Sibel Bilal de la Selle, interviendra !!…


Dr Edouard JEAN- BAPTISTE

Appel à communications pour le Congrès National des Centres de Santé 2019 !

Le 59ème Congrès national des centres de santé se tiendra les jeudi 03 et vendredi 04 octobre 2019 à l’Asiem, 6 rue Albert de Lapparent, 75007 Paris.

Comme chaque année, des sessions de communications seront organisées, afin de valoriser les recherches et expériences menées impliquant les centres de santé. Ces communications peuvent concerner :

· des travaux de recherche dont les résultats améliorent la connaissance ou les pratiques au sein des centres de santé,

· des retours d’expériences organisationnels, de pratiques, d’amélioration de ‘accès ou de la qualité des soins.

Alors n’hésitez pas, répondez à cet appel à communications pour venir partager votre travail avec tous les congressistes !

Pour soumettre votre proposition de communication, il suffit de remplir ce formulaire en ligne avant le dimanche 19 mai 2019 minuit : 

https://framaforms.org/appel-a-communications-59eme-congres-national-des-centres-de-sante-1554799321

Les propositions soumises seront examinées par les membres de l’institut de recherche des centres de santé, l’Institut Jean François Rey (http://ijfr.fr/), et vous serez informés des communications sélectionnées courant juin.

Dans l’attente de vos nombreuses réponses,

A très bientôt !

Le comité d’organisation du 59ème Congrès national des centres de santé

L’Institut Jean-François Rey

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